Brossons un rapide tableau:

3500 places de parkings sont prévues sur le site du grand stade. Barrières et autres réactions frileuses, voire hostiles, marquent la distance que prennent grandes enseignes et municipalités face aux problèmes de stationnement que poserait l’arrivée massive de spectateurs dans le secteur de la Borne de l’Espoir.

Comment sortir de cette quadrature du cercle ?

Réponse des élus: La révision du PLU permettra la construction d’un parking en silo sur celui des 4 Cantons !

C’est faire fi d’un élément d’importance, dont l’existence ne peut être ignorée de nos élus, à savoir la présence de la toute nouvelle clinique médico-psychologique « soins-études-réadaptation » boulevard Langevin, précisément à côté du parking des 4 Cantons…

Tout le personnel s’inquiète, à juste titre, de cette ‘trouvaille’:

Les travaux qui seraient effectués, la fréquentation intensive du parking, de jour comme de nuit, seraient autant de facteurs aggravants pour la santé et la qualité de vie des jeunes patients hospitalisés, aux pathologies psychiatriques sévères et dont certaines chambres donnent sur l’actuel parking. Les nuisances diverses, liées à la proximité du parking et de la station de métro 4 Cantons, porteraient directement atteinte non seulement aux conditions de vie des jeunes eux-mêmes mais également à la qualité des soins qui leur sont dispensés et à la sécurité de leur prise en charge. En effet, ces patients ont besoin d’un environnement stable et calme qui les protège de stimulations excessives. C’est précisément ce critère qui avait joué en faveur de l’implantation de la clinique à cet endroit car il offrait des garanties de tranquillité : rappelons que la partie où est construite la clinique s’inscrivait dans un projet d’organisation du campus universitaire autour de terrains de sports et d’activités de loisirs à l’exclusion de toute nouvelle construction.

Mentionnons aussi que le projet d’une telle clinique, porté conjointement par la Fondation Santé des Etudiants de France et par l’UNAFAM (Union Nationale des Familles et Amis de personnes malades et handicapées psychiques), a mis une dizaine d’années pour se concrétiser.

Comment peut-on concilier la présence de cette clinique et l’utilisation intensive d’un parking en silo? Comment peut-on occulter ce problème?

La question est à nouveau posée : il ne s’agit pas seulement de se demander quel coût financier est engagé dans ce projet mais également quel coût humain !